Cela fait un bon moment maintenant que la façade et la porte du garage de l'école, rue des Balkans, sont victimes d'actes de malveillance. Tags, briques de verre brisées, dépôts clandestins, ...
L'équipe éducative de l'école a décidé de prendre les choses en mains ! Cela suffit !
C'est en rencontrant Benjamin De Backer ( benjamindebacker86@gmail.com ), jeune enseignant en arts plastiques à Saint-Luc que nous avons décidé de redonner un peu de couleurs à cette rue trop grise.
Titulaire d'un Master en peinture, celui-ci nous a proposé un projet inédit : coller des plaques sur les briques de verre endommagées et peindre celles-ci en illustrant à chaque fois une notion importante concernant la couleur.
                                                               - Les mélanges primaires - secondaires
                         - Le contraste chaud - froid
- Le contraste de quantité ( équilibre lumineux )
                - Les couleurs complémentaires
- La relativité de la couleur ( perception des couleurs liées au contexte )

La porte du garage sera traitée comme une abstraction géométrique faisant la synthèse des notions travaillées sur les plaques.

Ce projet a pu être financé grâce au Comité des Fêtes. 

Et la collaboration avec Benjamin De Backer ne s'arrêtera pas là ! D'autres projets sont déjà à l'étude...

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Et un tout nouveau couloir !
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         Messidor en couleurs 2020-2021

Un projet avec les enfants des 5èmes années primaires

Benjamin De Backer

 

Le projet prendra la forme d’une fresque murale, sur une rangée de murs de la cour de récréation, elle sera réalisée avec les deux classes de 5ieme primaire.

L’objectif du projet est de combiner l’art avec des notions formelles de géométrie mais aussi d’y incorporer une composante narrative qui fera le lien avec le cours de français. La théorie des couleurs sera abordée de manière ludique dans la composition des Tangrams qui sont à la base de l’impulsion du projet.

 

Le Tangram est un puzzle de dissection composé de sept formes plates, appelées bronze, qui sont mises ensemble pour composer les formes. L'objectif du jeu est de produire une forme « symbolique » en utilisant toutes les ( sept ) pièces qui ne peuvent, bien sûr pas se chevaucher.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le projet débutera par une présentation de mon travail artistique et de mes projets déjà présents aux alentours de l’école. Certains éléments tels que les formes géométriques et l’utilisation des couleurs comme moyen d’expression dans mon travail seront mis en évidence et prépareront à la démarche dans laquelle les élèves devront se plonger pour réaliser le projet proposé.

 

Suivra ensuite un cours présenté en collaboration avec le professeur de Mathématique, sur les rapports entre art et géométrie dans l’histoire de l’art et plus particulièrement sur :

  • Les objets mathématiques comme sujets de l’art divisé en trois chapitres : a) Les polyèdres b) Les pavages c) Les surfaces

  • Une brève présentation des grands mouvements du XXè siècle qui font appel aux mathématiques tels que le Cubisme, l’abstraction géométrique, l’art optique, l’art fractal.

 

Une visite d’exposition sur le cubisme pourrait-être organisée pour éclairer les liens entre figuration et abstraction, le but étant pour les élèves d’intégrer le concept suivant :

La peinture ne saurait être envisagée comme purement figurative ni purement abstraite. Le peintre figuratif peut transcender la réalité à travers son réalisme et y apporter une notion autre que descriptive, sinon son oeuvre devient une sorte de story bord - illustration. Le peintre abstrait quant à lui peut avoir gommé les éléments suggestifs de la réalité, sans perdre pied pour autant, sans oublier la préoccupation du réel et son expérience. Dans les deux cas, on peut même dire que la frontière est un espace de liberté : celui de la création. Le projet se situera, je l’espère, dans cet espace ….

Une expérience ludique sur le Tangram leur sera proposée. Ils pourront pendant 2h de cours découvrir l’objet et produire différentes images qui seront analysées par l’ensemble de la classe pour qu’on puisse définir le degré de lisibilité minimum afin qu’une image soit identifiable, entre figuration et abstraction.

Il leur sera ensuite demandé de réaliser leur propre Tangram en papier de couleur sous le référentiel des mathématiques/géométrie en collaboration avec le professeur de mathématique : à partir de la division d’un carré par ses diagonales et médianes (l’opération sera répétée deux fois), ils devront en extraire 7 formes qui s’appuient sur les intersections des lignes produites, cet exercice s’apparente à un problème mathématique car les formes doivent remplir l’entièreté du carré et le nombre de 7 formes doit être respecté (3 propositions différentes leur seront demandées pour sélectionner celle qui laisse le plus de possibilités de combinaisons).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour le choix des couleurs, un système mathématique ouvert (laissant place à l’interprétation) sera mis en place en se basant sur la théorie de Kandinsky qui détermine une couleur précise pour chaque type de formes. Exemple :

 

 

Si des formes sont un assemblage de formes de base, un lien sera fait avec le mélange des couleurs primaires en appliquant une addition ou soustraction du type carré (bleu) + triangle (jaune) = vert:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ou encore Losange (rouge) - Triangle (jaune) = Orange

 

                          

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

On ajoute à ça le fait que, au plus une forme est grande, au plus elle est foncée. Ce qui donne pour la composition du dessus :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La partie laissant place à l’interprétation concerne la compréhension d’une forme complexe et de ce qui la compose, car plusieurs résultats sont possibles tant qu’ils restent justifiables comme les propositions ci-dessus.

 

Après avoir découpé les formes dans du papier de couleurs, ils devront les agencer (sans obligatoirement les utiliser toutes) pour former des images. Le choix de l’élément à représenter, se fera par la manipulation des formes géométriques qui déclencheront de potentielles images que l’élève s’appliquera à rendre les plus efficaces possible dans sa lisibilité.

Pour les préparer à une telle démarche, une séquence d’analyse de pictogrammes et du principe de synthèse sera mise en place. Ils devront produire plusieurs images et on sélectionnera la plus efficace ensemble.

Exemple :

 

Un poisson                                                                  Un pécheur

 

 

 

L’étape de mise en commun sera en lien avec le cours de français, dans le but de créer une narration entre ces images et avec pour thème commun l’environnement au sens large de sa définition. Des petits groupes d’élèves seront dès lors formés par rapport au lien qu’ils vont créer entre ces images, avec l’aide du professeur de français et moi-même. Chaque groupe aura en finalité un mur à réaliser (chaque mur = une « histoire »).

 

Un haiku sera intégré à la composition pour éclairer /enrichir la narration et sera travaillé au cours de français. De nouvelles créations ou modification d’images seront nécessaires à cette étape, pour combler les trous narratifs.

 

 

A partir du travail réalisé, mon rôle sera d’agencer graphiquement ces différentes images et de les adapter au mur (par photomontage), pour créer un ensemble visuel harmonieux et impactant. Le travail de mise en couleur du fond me permettra de réaliser cela et de renforcer le contexte des images dans le but d’éclairer la narration.

 

 

 

Ces étoiles. Plus de poissons dans la baie.

Ken Wagner , USA 3189 - cco 2009-07-1

 

Pour la réalisation, les murs seront déjà divisés en plusieurs carrés de même taille correspondant au nombre d’élèves. Par petits groupes encadrés par moi-même et le professeur de mathématique et des animateurs, ils réaliseront à la bombe (à l’eau et munis de masques) et aux tapes leur propre carré en agrandissant proportionnellement leur dessin et en s’aidant d’un quadrillage.

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Et voici la réalisation dans la cour !